Le sens de la formule : Rencontre avec Christine Charollais

Chaque produit est le résultat d’une formule magique, d’un savant dosage entre texture, sensation et principe actif. Les produits Clean Beauty FaceKult n’échappent pas à la règle et c’est pourquoi nous avons voulu donner la parole à Christine Charollais, l’experte à l’origine de la formulation de toute la gamme FaceKult.

Une vraie vocation

J’ai toujours été passionnée par le monde de la beauté, le domaine de la cosmétique. Dès le collège, ensuite au lycée j’aimais la biologie et tout ce qui était de près ou de loin en lien avec la peau... L’idée d’être en laboratoire, de pouvoir créer de nouveaux produits m’a toujours attirée. Pour devenir formulatrice et diriger un laboratoire de recherche et développement en formulation cosmétique, il faut suivre des études supérieures scientifiques de chimie appliquée à la cosmétologie. Il existe différentes voies pour accéder à ce genre de métier. Certains entament des études de pharmacie en se spécialisant dans la branche industrie en fin de cursus ou bien réalisent des études d’ingénieurs chimistes. D’autres intègrent des écoles spécifiquement dédiées au concours sélectif. Pour ma part j’ai commencé par une première année de pharmacie avant de passer le concours de l’ISIPCA. Cette école est rattachée à l’Université de Saint Quentin en Yvelines et forme des chimistes et des responsables produits dans le domaine de la cosmétologie. Après mes études, j’ai rejoint le laboratoire d’un sous-traitant en région lyonnaise. Durant 4 ans, j’étais à la paillasse, comme on dit, pour formuler et créer de nouveaux produits en maquillage et en soin conventionnels. J’ai ensuite évolué au sein de cette même entreprise vers un poste de création de gammes pour le marché asiatique, ce qui m’a amené à beaucoup voyager, à aller au contact des clients. Mais ma véritable passion a toujours été la formulation. J’avais vraiment envie de retourner vers la recherche, aussi j’ai rejoint une entreprise qui a été rachetée par le groupe L’Oréal. J’ai donc passé 11 ans au sein du groupe où j’étais responsable du développement d’une des marques et de projets d’innovation naturels et bio. C’est ma spécificité. Je travaille maintenant exclusivement sur des formules naturelles et certifiées bio et non plus en conventionnel. C’est d'ailleurs au sein du Comité de Direction de l’entreprise que j’ai rencontré Gaële et que nous avons créé un lien. Aujourd’hui je suis à mon compte et fais du conseil en formulation cosmétique.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le concept ?

En soi le challenge était déjà très séduisant ! Mais c’est surtout l’association avec l’approche musculaire de la méthode FaceKult qui m’a séduite. J’ai trouvé cet aspect vraiment innovant. Car si l’approche instrumentale est assez connue, entraîner la peau, faire en sorte qu’elle travaille, c’est nouveau et totalement inédit en France. Selon moi le concept porté par Gaële et Philippe arrivait au bon moment, avec une idée forte, efficace et unique. Pour faire un parallèle, on sait par exemple que la caféine est un actif efficace de l’amincissement. Ce qu'on sait moins c’est que les meilleurs résultats lors des tests sont obtenus lorsque l’application est couplée à un massage. Avec FaceKult on rejoint ce constat. Il faut pouvoir faire travailler la peau du visage en profondeur, sur des zones où il y a des muscles.

Quel défi vous était posé dans le cadre de la formulation ?

Quelle que soit la formule que l’on veut développer, on est toujours en recherche d’efficacité. Mais aujourd’hui, il y a une attente forte en termes de performance immédiatement perçue. Les formules naturelles ne disposent pas de l’ensemble des matières pour créer des touchers similaires à ceux de la cosmétique conventionnelle. Le défi consistait donc à imaginer des formulations naturelles associées à des gestuelles spécifiques, pour une efficacité instantanément perçue et une expérience sensorielle valorisante.

Des critères de sélection des ingrédients

Nous ne voulions pas réinventer des choses déjà existantes mais plutôt capitaliser sur les grands actifs de la cosmétique, à l’efficacité prouvée, comme l’acide salicylique ou la vitamine C. Il nous fallait les intégrer à des formules originales, qui pouvaient déboucher sur une expérience sensorielle positive. Lorsque l’on crée une formule cosmétique, on crée un corps, qui correspond à la texture. A ce corps on intègre ensuite les actifs qui vont apporter la performance liée au confort d’application. On va donc chercher à composer avec des émollients, comme des huiles qui apportent du glissant, des esters d’huile, des gélifiants... Avec les actifs FaceKult, nous nous sommes orientés vers des graines et des superfruits. Pourquoi ? Parce que l'on sait aujourd’hui que ces actifs pointent des cibles biologiques spécifiques et qu’ils peuvent constituer de réels bienfaits, en contribuant à rebooster les anti- oxydants fonctionnels de la peau. La cosmétique c’est du plaisir avant tout. Avec FaceKult nous voulions vraiment imaginer des produits créant une expérience nouvelle et agréable.

Automassage et méthode FaceKult

Tous les jours, par le jeu de nos mimiques et de nos habitudes, nous creusons nos rides d’expression. En décontractant les zones en question, on stimule le muscle et on l'amène à une autre forme que celle qu’il marque généralement. C’est de cette manière que l’on va pouvoir contribuer à estomper les ridules et les traits marqués, en faisant pratiquer à la peau un entrainement sportif régulier. Par cette approche musculaire et des mouvements précis, la peau va se défroisser en gommant les signes de fatigue. Mais au-delà de la décontraction il y a toute une partie stimulation dirigée vers les muscles. Les actifs sont alors mieux véhiculés et atteignent plus précisément et plus efficacement leurs cibles biologiques. C’est vraiment un concept, un mécanisme d’action pour redynamiser la peau, encore très peu exploité pour le visage, en cosmétique. Cette approche est plus connue pour cibler les adipocytes au niveau du corps.

La différence FaceKult

L’unicité du concept FaceKult réside dans cette association du produit et des gestes. Souvent, nous appliquons un juste un produit le matin. Là, nous effectuons ces mouvements précis, nous prenons le temps du contact avec notre propre visage et c’est un plus essentiel selon moi. C’est une vraie expérience sensorielle en studio ou chez soi, où nous ressentons des effets immédiats sur l’aspect de notre peau et sur notre bien être. Comme après une vraie séance de fitness, du visage cette fois.

Le complexe CoreSkin®

Pour FaceKult, nous voulions trouver des actifs disposant d’une assise scientifique solide et qui, de par leur mécanisme d’action, jouent le rôle d’une véritable salle de sport du visage. Pour cela il fallait que ces actifs influent sur l’oxygénation des cellules ou le métabolisme et créent une dynamique stimulante qui augmente la production de molécules intéressantes comme l’élastine, le collagène... Nous avons donc couplé l’extrait de seigle bio et un extrait de maïs pour formuler le complexe CoreSkin®. Ce sont des sucres complexes. Le seigle est riche en arabinoxylane, molécule réputée pour son rôle dans la cohésion et la résistance mécanique de la peau et un ribose, qui est un des éléments fondamental de l’ADN. Ce ribose est obtenu par biotechnologie, soit de manière tout à fait propre. Il stimule la production d’ATP, l’adénosine triphosphate, qui est la source d’énergie des cellules. Elles vont ainsi pouvoir métaboliser plus efficacement. Nous trouvions intéressant de réveiller et dynamiser ainsi des cellules endormies et de les stimuler par le biais des gestuelles. En stimulant les cellules, on leur permet de synthétiser davantage d’acide hyaluronique, d’élastine, etc... L’extrait de seigle bio a été testé in vivo, sur des femmes donc, avec de très bons résultats au niveau lissage et effet tenseur. Il accroît la résistance mécanique du derme en augmentant la synthèse des fibres responsables de la biomécanique. Ce sont ces actifs qui, couplés, nous permettent de cibler la dynamisation des cellules afin qu’elles puissent produire cette matrice. Nous nous sommes appuyées sur des données vivo, donc des tests réalisés sur un panel de femmes permettant d’évaluer l’effet en réel pour mettre au point ce complexe.

Créer une gamme mixte, un challenge ?

La difficulté de créer une gamme mixte ne venait pas de la nature de la peau car, homme ou femme, il existe une grande diversité des épidermes. Créer une gamme courte de 4 produits qui réponde à l’ensemble des types de peau était compliqué mais le véritable challenge résidait dans le parfum, car les codes olfactifs et les textures sont différents selon que l’on est un homme ou une femme, car les exigences ne sont pas les mêmes. Nous n’avons pas été conditionnés de la même manière. Ainsi les femmes ont été habituées à apprécier les notes « fleurs blanches », que l’on a longtemps retrouvées dans les produits de soin visage conventionnels. Les hommes ont plutôt été conditionnés à des notes « fougères », plus vertes et masculines dans les produits d’hygiène conventionnels. Ce sont des codes qui ont heureusement évolué avec l’arrivée des produits cosmétiques naturels et bio, il y a plus de 15 ans. Mais cela reste le grand écart entre les deux univers olfactifs homme et femme. Formuler en naturel une note mixte, avec une palette d’ingrédients parfumants moins large qu’en synthétique, représentait un véritable challenge pour la parfumeuse. Outre le parfum se posait le défi des textures. En matière cosmétique, les hommes veulent des textures fraiches, non grasses, à effet mat, non filmogènes et non colorées. Ils souhaitent un produit pratique, efficace, minimaliste et fonctionnel. Les femmes quant à elles attendent quelque chose qui réponde à leurs exigences de confort, de texture et d’évolution de cette dernière sur la peau... Il a donc fallu se situer dans un univers où les deux s’y retrouvent et développer des formules capables de procurer une vraie progressivité sensorielle, et de satisfaire les femmes comme les hommes. Nous nous sommes orientés vers des galéniques à transformation sur la peau qui accompagnent la gestuelle. Ces textures sont à la fois enveloppantes et légères, gainantes et non filmogènes, procurant une sensation de confort et répondent au besoin d’hydratation. Les effets immédiats de lissage, d’éclat, de glow sont associés à des effets à plus long terme apportés par une pratique régulière des gestuelles associées.

Bénéfices de la méthode


Le réel bénéfice de la méthode FaceKult réside dans le fait de décontracter des zones clefs, qui ne travaillent pas mais qui ont un rôle essentiel sur le maintien de la forme du visage et sur la qualité de la peau dans le temps. C’est un concept global, qui se traduit aussi par l’existence du Studio FaceKult, qui dépoussière et désacralise l’institut de beauté traditionnel ! C’est pour toutes ces raisons, et bien entendu pour le plaisir de travailler à nouveau avec Gaële, que je me suis associée au projet FaceKult dès son origine. La méthode FaceKult, c’est l’association entre des gestuelles expertes et des produits formulés avec précision par Christine Charollais. Cette association nous réserve encore bien des innovations ! Stay tuned !